Partenaires particuliers

Voilà un titre qui vous rappelle naturellement la bande son de votre mariage, n’est-ce pas ? Cependant, la notion de partenaire particulier peut être étendue à une foule de pratiques, de rencontres et d’idylles.

L’être humain est, de par sa pulsion de vie, inlassablement en recherche de particularités, d’exclusivités et de sensations sentimentales supérieures.
Bien sûr, il y a la vision canonique, le partenaire particulier que l’on rencontre à quinze ans et que l’on accompagne durant le reste de son existence, vision imposée par la femme dans l’opinion, rien de très ragoûtant.

Ceci étant, éprouver l’amour passionnel durant soixante-dix ans semble être une performance remarquable et louable. Aujourd’hui, les amours les plus solides sont les amours libertins, ceux qui savent tout, qui ne se cachent rien, qui connaissent l’arôme de leurs urines respectives, ça c’est de l’amour ! Un amour sale, radical, entier voire constitutif…

Un chanson crapuleuse

Revenons à la chanson de nos amis girondins qui déclarent ne « pas pouvoir avouer de tels péchés » sans une femme « débloquée, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir-faire ». Qu’est-ce qu’ils veulent à la fin ! Une méditerranéenne-fontaine qui porte des jeans serrés ? Une dominatrice qui va enfin déchiffrer que ce groupe « has been » cherche simplement à se faire enfiler une cage de chasteté ? Peut-être

gros blacks

simplement qu’ils surfent sur la vague de leurs succès pour s’envoyer de la jeune midinette soumise, élevée dans une famille monoparentale, abrutie par le football et la téléréalité, histoire de bien profiter de l’absence du père.
Cependant, si l’on veut formellement faire dans le partenaire particulier, dans le transgressif véridique, il va falloir qu’ils songent à se faire tourner par des gros « blacks » ? A moins qu’ils préfèrent taire la misère en s’envoyant la communauté transsexuelle ? Histoire de pouvoir noyer la recherche dans un féminin symbolique abstrait : « cherche partenaire particulière ».

Le rapport aux parents

Bref, écartons-nous un peu de ces auteurs concupiscents pour nous concentrer sur une vision plus générale du partenaire particulier. Tout d’abord, il semble que plusieurs choses vont déterminer notre partenaire idéal(e). Tout d’abord, il semble qu’il doit rassembler quelques caractéristiques de notre parent du sexe opposé ou d’une figure d’autorité. Même si les structures familiales semblent muter ces dernières années, cette constante persiste toujours.

Une société aliénante

Autre élément central, nous existons aujourd’hui dans une société de consommation ou l’individualisme et l’image de soi sont plus importants que l’engagement collectif. Ainsi, l’inconscient universel est poussé vers un idéal rêveur alors que l’on évolue dans un monde très dur où la concurrence est globale. C’est évident que lorsque l’on spécule sur une partenaire particulière, c’est plutôt concernant les femmes que l’on voit au cinéma plutôt qu’à la barmaid de Jules-de-chez-Smith-en-face. Le comble, c’est que ces stars de cinéma nous bassinent avec leurs amours parfaits, leurs histoires à la Stendhal, tout en se révoltant à la moindre proposition de « fisting ».

amour particulier emission m6

Désolé, le peuple cherche également sa partenaire particulière…